Les préceptes

La technique du Dugpa Rimpotché est simple et radicale. Il propose la voie du guerrier à l’homme endormi dans ses certitudes et ses illusions, une technique rapide pour répondre aux angoisses du monde moderne , une visualisation et une compréhension immédiate du précepte, dès qu’il est lu ou entendu.

Ces paroles de sagesse, venue des montagnes du Népal, des temps d’exil de Dharamsala ou de la vallée tibétaine du Tsangpo, sont destinées aux hommes et aux femmes du XX e siècle, qui refusent l’échec et veulent réussir pleinement leur vie.

Comment utiliser les préceptes ?

Concentre chaque jour ton attention sur un précepte. Observe-le,  médite sur sa signification et il finira par ouvrir ton esprit et te donner sa lumière. La répétition du précepte et sa visualisation provoquent une réelle modification du mental.

On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux.

  • Tout ce qui passe n’existe plus et devient souvenir. Tout ce qui doit arriver n’existe pas encore. Le seul espace réel où tu peux faire l’expérience de la vie s’appelle le présent. Il n’y a pas d’autres réalités.
  • Vivre le moment présent demande une grande attention aux choses les plus simples. Sois disponible, débarrassé de tes principes, de tes croyances. Retrouve l’innocence du regard et  la volonté de diamant du cœur. Alors l’instant ne passera plus. Il te garderas dans sa lumière.
  • Lorsque nous nous exerçons à rester assis, immobile, attentif à nous-même, nous nous réconcilions avec l’instant présent. C’est alors que nous sommes capable d’agir sur nous-même et d’aider les autres.
  • Apprends à méditer les yeux ouverts. Concentre-toi sur la beauté d’une fleur, le murmure des vagues ou le bruit du vent. Supprime la distance qui te sépare des choses. Méditer est un acte d’amour.
  • Vivre l’instant présent demande une grande attention aux choses les plus simples. Sois disponible, débarrassé de tes préjugés, de tes croyances. Retrouve l’innocence du regard et la totalité du diamant du cœur. Alors l’instant ne passera plus. Il te gardera dans sa lumière.
  • Choisis une heure dans ta journée pour t’isoler des autres. Profite de ce moment pour réfléchir à tes actions, tes décisions. Essaie à chaque fois d’en découvrir les vraies raisons. Fais la lumière dans ton propre esprit. Cette méthode renforce la confiance en toi.
  • Ne reste pas replié sur toi-même, fermé aux autres, à ressasser tes problèmes, tes angoisses, tes obsessions.Va à la rencontre des autres, si tu veux être heureux. La vie est une flamme. Elle doit brûler à l’air libre.
  • L’obstacle est le miroir de tes propres hésitations, de tes confusions. Utilise l’obstacle pour t’éclairer toi-même. L’épreuve quotidienne est à chaque fois une lampe pour l’âme.
  • Affronte l’épreuve avec le désir de te connaître, de te réaliser. Le succès vient à celui qui transforme l’obstacle en feu de joie, s’en sert comme un tremplin, pour se grandir en passion, en amour, comme le guerrier Tringha qui entoure son chant de victoire. Considère l’obstacle comme un noble et grand adversaire.
  • Pour éviter l’échec, avant de prendre des décisions, médite sur leurs conséquences. Imagine-les comme un réseau d’énergies, avec des forces qui se croisent, s’amplifient ou se combattent. Tu en es le centre. La source unique. Il faut éclairer l’obstacle très loin, avant de l’affronter, saisir son mécanisme de fonctionnement, pour ne pas être surpris et déjouer les pièges.
  • Retrouve une foi précise et un besoin désespéré d’action. Que ta vie devienne une quête, même maladroite. Vouloir être heureux du fond de son malheur allume une étoile dans le ciel.
  • Si tu veux chasser la peur, ouvre portes et fenêtres à l’intérieur de toi-même, fais rentrer la lumière, ne laisse pas un recoin d’ombre. Analyse, scrute, observe, dénonce toutes possibilités de conflits, en gardant un esprit calme, parfaitement concentré. Retrouve l’audace et la lucidité du guerrier ! Descends en toi et déracine la peur.
  • Souviens-toi. La compassion est l’une des formes silencieuse du bonheur. Elle te permet  de tisser des liens d’or, entre toi et les autres, de donner à ta joie des horizons plus grands, plus vastes. Le bonheur n’enferme pas. Il libère.
  • L’épanouissement de l’être est la plus grande des réussites. Il donne la paix du cœur, la joie de vivre et la lucidité de l’esprit. Alors les obstacles tombent d’eux-mêmes et les difficultés deviennent de simples étapes nécessaires à ta progression.
  • Ne rejette pas l’humour. Il désaltère et empêche le flétrissement du corps et du cœur. Sans humour, le bonheur ne donne pas de fruits. Il est comme un arbre sans oiseau qui regarde vers l’hiver.
  • La méditation te permet d’occuper réellement ta place, de retrouver l’équilibre et l’harmonie. Elle est la voie royale qui mène au bonheur, le chemin le plus court, elle évite les  mauvaises habitudes du dehors, les artifices et les illusions.
  • Si tu veux vivre heureux, apprends à méditer sur ta propre mort. Elle n’est pas la fin mais le commencement d’une nouvelle naissance. La mort est une porte.
  • Méfie-toi des pensées négatives car elles s’attaquent au corps et à l’esprit. Elles sont les premiers symptômes du mal. Guéris ton esprit si tu veux guérir ton corps. Entraîne-toi à penser positivement, même dans les épreuves de la vie.
  • La confiance en soi exige la confiance dans les autres. Quoi que tu fasses, tu n’agis jamais seul. Nous sommes tous reliés par des fluides subtils qui sont : la sympathie, l’amour, l’amitié, la fraternité, le désir de l’esprit ou le désir du corps. Il s’agit toujours de la même force unique qui remplit tout et qu’on appelle Amour.
  • Quand ton esprit se retire en lui-même, cela ne veut pas dire qu’il se dérobe aux autres mais simplement qu’il veut le concilier avec le recueillement. Entrer « au-dedans » ce n’est pas s’enfuir, déserter, mais se rendre mieux apte à agir « au-dehors ». Pour agir efficacement, medite profondément.
  • Sur ta route, il n’est d’autre ennemi que toi-même. Ne prends pas la désastreuse habitude de scinder le monde en « amis et ennemis ». Que tous tes actes soient tournés vers la joie et la paix. Le seul guerrier qui vaille est celui du combat intérieur. Car tel est le seul combat qui soit digne de l’homme.